| | L'Etat veut-il tuer Internet ? | |
| | | Auteur | Message |
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Souricette Fondateur


 Age : 36 Inscrit le : 07 Fév 2006 Messages : 1283
| Sujet: L'Etat veut-il tuer Internet ? Sam 17 Nov - 18:44 | |
| Un décret, discrètement préparé pour surveiller les internautes, menace à la fois les libertéspubliques et les éditeurs de sites. Discrètement, en marge de la campagne, le gouvernement préparait un décret qui, s'il était appliqué, tuerait l'Internet « made in France ». En effet, sous prétexte de surveiller au plus près les internautes, un décret d'application de la loi sur la confiance dans l'économie numérique du 21 juin 2004, exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs d'accès à Internet, conservent toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile, pour les délivrer à la police judiciaire ou à l'Etat, sur simple demande.
Même les USA de G. W. Bush et leur Patriot Act post-11 septembre n'ont jamais envisagé pareille réglementation.
D'après un article paru dans le Monde du 21 avril :
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=985531
Ils ne s'y sont pas trompés : Internet est encore un endroit de liberté, d'action politique, de débat d'idées, d'économie, etc. Trop dangereux, n'est-ce pas ? Il vaut mieux casser ce monde parallèle qui pourrait leur échapper.
A quand une société où un tiers des citoyens aura pour fonction de surveiller les deux autres tiers ? _________________ Je chante clair pour qu'il fasse clair. (E. Rostand, Chantecler)
Dernière édition par Souricette le Ven 20 Juin - 9:05, édité 1 fois |
|  | | Souricette Fondateur


 Age : 36 Inscrit le : 07 Fév 2006 Messages : 1283
| Sujet: Re: L'Etat veut-il tuer Internet ? Sam 17 Nov - 18:45 | |
| Cette loi qui fixe à un an le temps de conservation des données privées recueillies sur Internet et à partir des conversations téléphoniques privées, est en vigueur depuis le 24 mars 2006 !
(Voir Le Monde du 6 avril 2007)
Selon l'association Iris, il est prévu la conservation du mot de passe fourni lors de la souscription d'un contrat d'abonnement ou lors de la création d'un compte. De même les données relatives au paiement d'un service (type de paiement, montant, date et heure de la transaction). Le tout pendant une durée d'un à trois an. Ces données pourront être transmises aux services de police et de gendarmerie. Elles peuvent être demandées dans le cadre d'enquêtes administratives et non judiciares, c'est-à-dire menées sans le contrôle d'un magistrat.
| Citation: | Ce projet de décret constitue en réalité un moyen scélérat d'étendre la durée de rétention de données au-delà de ce que permettent les législations françaises et européenne, déjpà bien trop étendues. (Association Iris) |
D'après un article du Monde 21/04/07 _________________ Je chante clair pour qu'il fasse clair. (E. Rostand, Chantecler)
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|  | | LaDague Modérateur


Inscrit le : 11 Oct 2007 Messages : 449
| Sujet: Re: L'Etat veut-il tuer Internet ? Mar 15 Jan - 19:45 | |
| Les nouvelles trouvailles de la cyber-censure
Selon Reporters Sans Frontières, plusieurs Etats testent de nouvelles techniques pour bâillonner les cyberdissidents. 2676 sites web ont été fermés ou suspendus en 2007 à travers le monde, selon les chiffres annuels publiés mercredi par Reporters Sans Frontières. Pour la première fois, l'ONG consacre en effet à la cyber-censure un chapitre de ses «chiffres», qui restent par ailleurs toujours inquiétants, avec 86 journalistes tués et 67 enlevés l'année dernière.
Selon RSF, «dans certains pays, Internet est désormais autant censuré que la presse traditionnelle». 37 blogueurs ont été interpellés en 2007, 21 autres agressés, et 65 cyberdissidents sont toujours emprisonnés, dont trois Chinois incarcérés depuis 1999 (la liste sur le site de RSF). La Chine, pionnière en matière de cyber-répression, est en effet toujours en pointe, avec une avance «incontestable».
Principal fait d'arme de l'Empire du Milieu en 2007, une vague sans précédent de fermeture de sites : 2.500 ont été fermés avant et pendant le 17e Congrès du Parti communiste chinois. Un «black-out» qui a toute les chances de se répéter à l'approche des Jeux Olympiques de Pékin en 2008.
Autre technique efficace de certains gouvernements : la rafle de blogueurs. Dernière victime en date, le Saoudien Ahmad Fouad al-Farhan, 32 ans, qui dénonçait sur le site www.alfarhan.org la corruption des dirigeants d'Arabie saoudite et le traitement des prisonniers politiques. Il a été arrêté le 10 décembre, et est tenu au secret depuis. Un coup de filet qui, s'il attire l'attention à l'étranger, a l'avantage d'inciter fortement les autres blogueurs saoudiens à l'autocensure, technique de plus en plus en vogue parmi les Etats qui pratiquent la cyber-répression.
Transformer internet en intranet
Mais certains pays innovent avec des techniques plus subtiles. Les sites des blogueurs vedettes peuvent ainsi être rendu inaccessibles pendant deux jours, puis remis en ligne, puis à nouveau désactivé. Objectif, selon RSF : «ruiner la crédibilité de sites populaires non pas en censurant de façon trop voyante, mais en simulant des problèmes techniques récurrents». Cette recette a aussi été appliquée aux grands sites de partages de contenus.
RSF a ainsi noté six cas de blocage de la plateforme de vidéo française Dailymotion en Tunisie, où il figure parmi le top 15 des sites les plus fréquentés. Interrogé par lefigaro.fr, Martin Rogard, directeur des contenus du site, confirme avoir « constaté des problèmes d'accès depuis la Tunisie » et assure qu'aucun problème technique propre à Dailymotion ne saurait expliquer ces coupures. Reste qu'il est très difficile de prouver qu'il s'agit de cas de censure délibérée.
YouTube et Dailymotion font en effet office de fenêtres ouvertes sur le monde pour les internautes des pays les plus répressifs. Et réciproquement: ces sites permettent aussi de faire connaître à l'étranger des faits dérangeants pour les pouvoirs locaux. Et si les blogs chinois, égyptiens ou biélorusses regorgent de témoignages écrits, c'est bien l'image qui garde le plus fort impact pour attirer l'attention. 2007 en a fourni un exemple lorsque le journaliste-blogueur égyptien Wael Abbas a mis en ligne des vidéos de policiers torturant et violant un suspect en janvier dernier.
Le blocage de ces sites «2.0» participe à l'objectif ultime des ennemis du web libre, transformer «internet» en «intranet». RSF estime en effet que «des gouvernements comme la Chine, la Birmanie ou la Syrie tentent de faire du Web un réseau limité aux seuls échanges à l'intérieur du pays».
A lire : RSF a publié en octobre 2007 un rapport consacré à la Chine, nommé «Voyage au cœur de la censure d'Internet». L'ONG a également mis en ligne un manuel du parfait cyberdissident.
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|  | | LaDague Modérateur


Inscrit le : 11 Oct 2007 Messages : 449
| Sujet: Re: L'Etat veut-il tuer Internet ? Ven 15 Fév - 14:54 | |
| Par Marc Rees PCINpact - il y a 1 heure 49 minutes site yahoo.fr
Reporters Sans Frontières, qui publie cette semaine son rapport 2008 sur la liberté de la presse dans le monde annonce la création de la première Journée internationale contre la cybercensure.
La date de la manifestation symbolique est fixée au 12 mars prochain, et une cybermanif mondiale sera organisée sur le web à partir de 11 heures du matin (heure de Paris, détails à venir). On pourra manifester sur la Place Tian'anmen ou scander des slogans pour la liberté du Web en Corée du Nord. « Chacun pourra créer un avatar, choisir un message et le brandir dans l'un des pays "ennemis d'Internet". Vous pourrez manifester pendant 24 heures et faire d'Internet un moyen de pression contre les cybercenseurs ».
Plus concrètement, RSF rappelle qu’en 2007, 2600 sites Internet ont été censurés par les autorités et 64 cyberdissidents sont toujours derrière les barreaux pour avoir usé de leur droit à la liberté d'expression sur le Web, notamment en Chine, médaille d’or de ces jeux Olympiques un peu particulier. |
|  | | LaDague Modérateur


Inscrit le : 11 Oct 2007 Messages : 449
| Sujet: Re: L'Etat veut-il tuer Internet ? Jeu 28 Fév - 13:26 | |
| Par EuroNews euronews - Mercredi 27 février, 19h25
Le projet couve depuis plusieurs mois à Berlin, et son promoteur, le ministre conservateur de l'Intérieur Wolfgang Schäuble s'est félicité : "l'Etat a une constitution basée sur la liberté, et le respect de la loi, il protège les gens, il ne les menace pas" a-t-il dit, promettant l'adoption d'une loi aussi vite que possible.
La surveillance informatique via les fameux chevaux de Troie envoyés par email aux personnes suspectes a longtemps suscité la méfiance des socio-démocrates membres du gouvernement, et des défenseurs des droits de l'homme. Contre le principe elle aussi, la député vert Claudia Roth a rappelé les dangers d'un Etat espion. Pour autant, les opposants à la loi ont apprécié de leur coté la décision des juges, qui en préconisant des garde-fous juridiques très contraignants ont rappelé au législateur la valeur des libertés individuelles. |
|  | | Souricette Fondateur


 Age : 36 Inscrit le : 07 Fév 2006 Messages : 1283
| Sujet: Re: L'Etat veut-il tuer Internet ? Dim 15 Juin - 10:11 | |
| La Sarkozie contre le "problème du Net" : l'heure de l'assaut ? Cartographie (légèrement parano) d'un encerclement annoncé
Le Net est sensationnaliste ; le Net tue la presse ; le Net fait fuguer vos filles ; le Net est installé dans la chambre à coucher de vos enfants : depuis quelques temps, le pouvoir multiplie les signes d'hostilité et d'irritation à l'égard de la Toile. Désordonnés, ces signes ? Oui, mais de moins en moins. Revue de détail des indices annonciateurs d'une vaste offensive. On est paranos ? Peut-être. On est sur le Net, nous aussi, après tout. A vous de le dire.
C'est la longue tribune de Franck Louvrier, conseiller pour la presse de Nicolas Sarkozy, dans Libération du 4 juin, qui nous a plongés dans le doute. Son titre ? « L'information de qualité n'est pas soluble dans le haut débit ».
Tout un programme.
Dans son texte, Louvrier reconnaît en préalable « qu'Internet réalise en grande partie la révolution que le mouvement de Mai 68 ambitionnait. Le désir d'expression trouve aujourd'hui un espace pour s'exprimer, espace précieux que nous devons nous appliquer à préserver et à développer ».
Mais ces flatteries sont aussitôt suivies par un développement détaillé sur les dangers du développement de l'info sur internet. « Alors que l'outil devrait permettre le déploiement d'un espace public de discussion et de débat, il semblerait qu'il s'intéresse plus à dévoiler les dessous de la vie privée de chacun », regrette le conseiller. « Mise à disposition des informations personnelles, rumeurs anonymes, usage faussement amateur de la vidéo qui consacre la violation de l'intimité et du droit à l'image... Ne faisons pas d'Internet le temple du voyeurisme et sachons préserver l'acquis historique de la sphère privée. »
Et pan dans les dents des blogueurs...
Vient ensuite le tour des journalistes : « Conscientes que le gâteau publicitaire de la presse s'est réduit, les rédactions ont entamé sur le web une course à l'audience sans précédent qui, dopée par la pression de l'actualité "en temps réel", fait primer le commentaire sur l'explication et le scoop sensationnel sur l'information vérifiée. Dans l'immédiateté du haut débit se perd le temps de la pédagogie, de l'investigation, de la mise en contexte nécessaire, de sorte que l'on a pu assister dernièrement à des écarts étonnants entre la qualité des journaux papier et celle des sites Internet du même nom. »
Pour les non initiés, ces douceurs sont principalement destinées au site internet du Nouvel Observateur, pour la désormais fameuse histoire du SMS (probablement inventé) de Nicolas Sarkozy à Cécilia, « Si tu reviens, j'annule tout. »
Sur le web, d'autres ont attaqué l'image du président. Comment ne pas penser au site du Parisien , qui l'a sérieusement ébranlé avec sa célèbre vidéo du « Casse-toi pauvre con », lâché par Nicolas Sarkozy lors du salon de l'agriculture au passant qui ne voulait pas lui serrer la main.
Auparavant, la séquence d'un président apparemment perturbé au sommet du G8 le 10 juin 2007, avait fait le tour du net. Diffusée par la télévision belge, elle n'avait pas été vue dans les JT des trois premières chaînes, mais avait fait les délices des internautes.
Sous des aspects policés, l'attaque de Louvrier est assez violente. Surtout lorsqu'elle vient d'un des prinicpaux conseillers du chef de l'Etat. D'ailleurs, le discours est proche de celui qu'a tenu Nicolas Sarkozy sur RTL le 27 mai.
Interrogé sur le futur de la presse, l'invité avait d'abord dit son inquiétude, « parce que la démocratie ne peut pas fonctionner avec une presse qui serait en permanence au bord du précipice économique ». Il avait annoncé la tenue à l'automne d'« états généraux de la presse ».
Il avait ensuite immédiatement embrayé sur Internet, jugeant que « le problème d'Internet est considérable, parce que ce n'est quand même pas sain que le journal soit gratuit. Comment voulez-vous que les gens achètent leurs journaux en kiosques s'il est gratuit sur Internet ? »
La position du chef de l'Etat est intéressante. Ou inquiétante pour les fanas d'internet.
D'une main, il aide la presse, au nom de la « démocratie ». Selon Le Figaro , la toute nouvelle chargée de mission censée étudier « l'accompagnement des médias traditionnels confrontés au défi du numérique » n'exclut « aucune solution, "même fiscale" » pour « surmonter la crise actuelle ».
Au rayon des solutions, on évoque la multiplication des points de vente ou la constitution de plus grands groupes médias.
Mais jamais n'est évoquée la pauvreté du contenu de la presse...
De l'autre main, Nicolas Sarkozy feint de s'étonner de la multiplication des médias sur le web, de leur gratuité, et les qualifie de « problème ».
Problème pour qui ? Du point de vue de l'Elysée ou des ministères, on peut en effet concevoir que la multiplication des sources d'informations, parfois très virulentes contre le pouvoir, pose question. Davantage d'acteurs déboulant dans le paysage médiatique traditionnel, il faut donc trouver des moyens de les canaliser ou, du moins, de les surveiller.
Garder un œil sur le net, couver le buzz, c'est justement le rôle de Nicolas Princen, ce jeune militant dont la nomination aux côtés de Louvrier en mars avait déclenché tant d'émotion sur le net français.
Nous y allons trop fort ? Le gouvernement ne vient-il pas d'organiser des "Assises du numérique" pour faire de la France une « puissance numérique » ? Ces Assises sont manifestement tombées dans un trou noir. Ni les médias traditionnels, ni les nouveaux, ne leur ont accordé un large écho.
Morano à l'attaque
Et c'est tout ? Non... Tout le monde le sait, Nadine Morano, récente secrétaire d'Etat à la Famille, est une proche de Sarkozy. Et dans quelle croisade se lance-t-elle, à peine arrivée à son poste ? Dans une guerre contre la "pédo-pornographie" sur internet.
A coup d'interviews dans Le Figaro et Le Parisien , Morano s'indigne des « dérives liées à l'utilisation d'Internet » et souhaite « élargir les compétences du CSA » au net.
La secrétaire d'Etat a eu tout le loisir d'exposer sa pensée sur France 5, dans Revu & Corrigé le 5 mai. Et des blogs qui la calomnient, aux adolescentes fugueuses appâtées via internet, elle a tapé large.
Plus discret, mais sans doute tout aussi révélateur, Rue89 raconte comment Nadine Morano, filmée dans la salle des Quatre-Colonnes à l'Assemblée, se laisse aller à une petite réflexion avant que la caméra ne tourne : « Ah, Internet, je déteste, c'est le temple des rumeurs et de la caricature. »
Mais sa phrase suivante a bien été captée. Elle est certes courte, mais...on est sur Internet.
« Rumeurs », « caricature »... Les mêmes arguments qu'utilise Franck Louvrier dans sa tribune de Libération.
Où le dossier de la suppression de la pub rejoint la web-o-phobie.
En même temps qu'il cogne comme un sourd sur les lâches blogs et les sites attrape-audience, le gouvernement s'efforce de taper où ça fait le plus mal : au portefeuille.
On peut aussi analyser le projet de seconde coupure de pub dans les films diffusés par les chaines privées à la lumière de ces diverses attaques anti-web.
Car offrir davantage de créneaux publicitaires à TF1 et à M6 revient à s'assurer que la manne publicitaire, détournée de la télévision publique, ne retombera pas vers les médias en ligne. « La logique est simple », expliquait ainsi Paule Gonzalès, dans Le Figaro. « Il faut faire en sorte que la publicité qui quitte les écrans de France Télévisions reste dans le monde de la télévision au lieu de migrer vers l'Internet ou le hors-média ».
La désormais célébrissime Commission Copé caresse aussi l'idée de taxer les fournisseurs d'accès internet pour pallier la fameuse disparition de la pub. « La redevance n'est pas la source de financement à venir face à la perte des publicités dans le groupe France Télévisions », a par exemple indiqué le 2 juin le ministre du Budget Eric Woerth. « Il y a d'autres pistes à explorer, et notamment celle touchant par exemple à une fiscalisation d'internet. »
Paranos, vraiment ?
@rretsurimages.net _________________ Je chante clair pour qu'il fasse clair. (E. Rostand, Chantecler)
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|  | | Souricette Fondateur


 Age : 36 Inscrit le : 07 Fév 2006 Messages : 1283
| Sujet: Re: L'Etat veut-il tuer Internet ? Dim 15 Juin - 10:19 | |
| La traque de la gratuité et de la liberté de pensée. Un parlementaire français a bien osé écrire un livre qui se nomme La gratuité, c'est le vol !!! Elles sont belles, les nouvelles valeurs française...
Bon, va falloir se préparer au web clandestin pour diffuser les vraies infos et parler librement. Prochain site : Les catacombes du Net ! Préparez-vous au martyre...  _________________ Je chante clair pour qu'il fasse clair. (E. Rostand, Chantecler)
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|  | | Souricette Fondateur


 Age : 36 Inscrit le : 07 Fév 2006 Messages : 1283
| Sujet: Re: L'Etat veut-il tuer Internet ? Dim 15 Juin - 10:22 | |
| "Le gouvernement a peur du buzz, parce qu'il ne le maîtrise pas" Offensive anti-Web ? Trois journalistes sur le plateau d'@si
Y a-t-il une offensive du pouvoir politique contre l’Internet ? Ces derniers temps, ministres et conseillers du pouvoir ont mené une fronde non seulement contre les sites pédophiles, mais aussi contre les sites de journaux, comme nous vous l'avons raconté dans notre dossier.
Pour tenter de distinguer les menaces réelles de la paranoïa bien connue des internautes, nous avons invité des spécialistes d’internet. Emmanuel Parody de ZDNet, Guillaume Champeau de Numerama, et Samuel Laurent du Figaro.fr débattent sur le plateau d’@si.
L'émission est animée par Daniel Schneidermann. La vidéo dure 1h02 minutes.
Acte 1 - Pataquès autour du blocage des sites pédophiles
Le 10 juin, la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé qu’un accord avait été trouvé avec les fournisseurs d’accès internet (FAI) sur le blocage des sites pédophiles étrangers. Mais dans l’après-midi, les fournisseurs indiquent que rien n’a été signé… « Personne ne s'y attendait », raconte Samuel Laurent, qui a traité le sujet sur Lefigaro.fr.
Quel est le rôle exact de cette fameuse charte, actuellement en négociation entre le gouvernement et les FAI ? « A l'instant où on tourne cette émission, il semblerait que les différents acteurs soient arrivés à un accord de principe. »
« Aujourd’hui, il ne reste plus que ça : le gouvernement fournira une liste des sites étrangers dits pédophiles. Les FAI se débrouilleront pour bloquer les accès. Comment ? Ce n'est pas encore défini. Il s'agirait de mettre le filtre dans les logiciels de filtrage familiaux », explique Emmanuel Parody.
MAM a voulu faire du forcing, estime Guillaume Champeau. « Si les FAI disaient qu'il n'y a pas d'accord, ils se mettaient dans le camp des pédophiles. »
Acte 2 - Eric Besson, "interlocuteur unique", mais... inconnu des journalistes
Même pour le site d'un grand media comme Le Figaro, il n’est pas évident de dénicher les bons interlocuteurs au gouvernement. « Le problème, c’est qu’il y a cinq ministères qui ont des choses à dire sur ce sujet en ce moment ! » C’est pour cette raison qu’a été mis en place un interlocuteur (théoriquement) unique: Eric Besson, secrétaire d’Etat à l’économie numérique, rappelle Samuel Laurent. Avant d'avouer : « Je n’ai même pas essayé de l'appeler! »
Acte 3 - La télé aussi, contre internet ?
Le gouvernement n'est pas seul à développer un discours sur les dangers d'Internet.
Les 20h nous abreuvent de reportages identiques. Mais alors, le 20h en veut-il vraiment à Internet, parce qu'un jour il va le détrôner ?
« Le problème, c’est qu’ils généralisent, alors que les soucis ne concernent qu'une petite fraction des internautes », assure Guillaume Champeau. « Je ne pense pas que les journalistes, individuellement, aient dans la tête "mince ma chaîne a perdu des points d'audience il faut vite que je dénonce internet dans un sujet sur ses dangers" », rectifie Samuel Laurent.
« Il y a un grand malentendu », souligne Parody. « La télé évoque toujours des "sites pédophiles", et les gens traduisent que ces endroits seraient en accès libre. Mais quand les reportages montrent des exemples en images, on voit bien qu'il s'agit de listes, c'est à dire d'échanges privés. »
Mais derrière cette volonté de bloquer ces "sites", voit-on se profiler une volonté de filtrage généralisé ? Pour Guillaume Champeau, « la lutte contre la pédophilie sert de prétexte à la lutte contre le piratage. Il y a une alliance entre le gouvernement qui veut contrôler l'information et les producteurs de musique et de cinéma. »
D’ailleurs, le patron du syndicat national des éditeurs phonographiques l'a reconnu explicitement, signale Samuel Laurent ! « Tout le monde a intérêt à rendre acquis le principe de filtrage. Après, chacun peut avoir ses bonnes raisons de filtrer... »
Acte 4 - Une offensive politique ?
Pour tout embrouiller, apparait aussi une facette politique de cette offensive contre internet. La tribune dans Libération de Franck Louvrier, conseiller de Nicolas Sarkozy attaquant les sites de journaux, en est l’un des signes forts.
Louvrier accuse les sites d’information de s'être engagés dans une course au scoop sensationnaliste. « On n’a jamais dit ça des chaînes d’info ou de France Info », s’étonne Samuel Laurent. « Ca traduit une peur du "buzz", parce qu’ils ne peuvent pas le maîtriser », ajoute-t-il.
Acte 5 - La presse, internet et la publicité
La volonté de contrôler internet date de plusieurs années, estime Guillaume Champeau. Et il rappelle le vocabulaire utilisé par Nicolas Sarkozy, qui dès l'an dernier souhaitait « civiliser internet ».
« L'industrie de la presse en France est exsangue », rappelle Emmanuel Parody. « Certes, la pauvreté de son contenu en est un peu responsable. Mais même si ce contenu était satisfaisant, le marché publicitaire partirait en courant. Et jamais internet ne récupérera autant de budgets publicitaires qu'en perdent les journaux. » Pourquoi les budgets publicitaires basculent-ils vers Internet ? Ce mouvement est-il irréversible ? Ecoutez la magistrale démonstration de Parody. _________________ Je chante clair pour qu'il fasse clair. (E. Rostand, Chantecler)
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|  | | Souricette Fondateur


 Age : 36 Inscrit le : 07 Fév 2006 Messages : 1283
| Sujet: Re: L'Etat veut-il tuer Internet ? Dim 15 Juin - 10:39 | |
| | Citation: | | Et il rappelle le vocabulaire utilisé par Nicolas Sarkozy, qui dès l'an dernier souhaitait « civiliser internet ». |
Qu'il commence par se civiliser lui-même ! (Cf "Casse-toi, pauvre con !" )
Quant à son argument qu'internet tue la presse écrite, c'est bidon. Tout le monde sait que ceux qui lisent les journaux ne sont pas ceux qui suivent l'actualité sur le Net, la plupart du temps. Les lecteurs du numérique ne sont pas les mêmes que les lecteurs papier. Et d'ailleurs, pourquoi Le Figaro, Le Monde, Libération, etc, bref tous les grands quotidiens nationaux ont-ils des sites inernet et des infos en ligne si ça devait leur faire du tort ? 
Et pourquoi ne dénonce-t-il pas les journaux gratuits distribués dans les transports en commun ? Ils ne font pas de tort à la presse écrite, ceux-là ? _________________ Je chante clair pour qu'il fasse clair. (E. Rostand, Chantecler)
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|  | | LaDague Modérateur


Inscrit le : 11 Oct 2007 Messages : 449
| Sujet: Re: L'Etat veut-il tuer Internet ? Dim 15 Juin - 15:10 | |
| Je suis dépassée par les évènements.Tous les jours nous apprenons de grands nouveaux bouleversements. Des centaines de lois et autres déconfigurations sociales. Le net est une figure supplémentaire que les engagés, politiques, craignent parce que non maîtrisable pour le moment. Qui serait contre bloquer les sites pédophiles ? (comme quoi ils savent bien où les trouver sur la toile). Et quel rapport avec l'objectif principale de sarkozy de taxer le net via les fournisseurs d'accès ? A moins que ces taxes servent de rémunération à toute la facture devant être mise en place afin de satisfaire à la surveillance et suppression de beaucoup de sites n'entrant pas dans l'idéologie de ce faux roi qui nous a été mis en place.... ?
Les journaux n'en sont plus à penser qu'internet tue la presse, mais qu'internet est un instrument moderne de travail. Dont la répercussion se traduira par un abattage moins massif de nos arbres. Ce qui en soit reste de bonne guerre en faveur de la crise climatique ; dont il est hurlé l'urgence de la nécessaire adaptation dans nos actes de la vie quotidienne... Comme c'est étrange, le net pour la presse papier, répond au douloureux problème planétaire de la préservation de nos forêts et sarko et son idéologie n'y voit rien d'autres qu'une pépinière à abattre !!!
A l'évidence la présidence à compris l'importance d'une main mise sur un outil de communication mondial qu'il ne contrôle pas pour l'instant. Mais çe ne saurait tarder. |
|  | | Souricette Fondateur


 Age : 36 Inscrit le : 07 Fév 2006 Messages : 1283
| Sujet: Re: L'Etat veut-il tuer Internet ? Ven 20 Juin - 9:08 | |
| UNION EUROPÉENNE • Quand les blogs inquiètent les eurodéputés Un rapport d'une élue estonienne invite l'Assemblée de Strasbourg à encadrer plus strictement la blogosphère. L'hebdomadaire bulgare Kapital y voit une menace pour la liberté d'expression sur la Toile. Le Parlement européen produit souvent des paradoxes et se retrouve encore plus souvent accusé d'être coupé des réalités du quotidien des citoyens européens. Mais, cette fois-ci, cette importante institution européenne s'attaque à un sujet qui se trouve au cœur de la société civile moderne : elle considère la blogosphère comme dangereuse et envisage de voter une mesure encadrant cet espace de libre expression.
L'idée vient d'une députée socialiste estonienne, Marianne Mikko, auteur d'un rapport sur la question qui vient d'être publié à Strasbourg. "Jusqu'à présent, la blogosphère était un espace de bonnes intentions, avec un discours relativement franc et ouvert, peut-on y lire. Beaucoup de gens font confiance aux blogs. Cependant, du fait de leur banalisation et de leur multiplication, les blogs sont également utilisés par des personnes de moins en moins scrupuleuses."
Pour que la blogosphère reste un espace de bonnes intentions, l'eurodéputée préconise dans son rapport l'introduction d'un "indice de qualité, pour qu'il soit clair pour tout le monde qui écrit et pour quelle raison". Dans la même veine, son texte estime que si "jusqu'à présent, nous n'avons pas considéré les blogueurs comme une menace, ces derniers peuvent polluer considérablement le cyberespace".
Les eurodéputés sont connus pour leurs capacités à produire des rapports fantaisistes, truffés de formules vides. Le rapport de la députée Mikko a reçu, en revanche, le feu vert de la commission de la Culture et de l'Education et sera bientôt voté en séance plénière du Parlement. Soyons clairs. S'il passe, cela ne veut pas dire que la législation européenne va désormais limiter la liberté d'expression sur le Net. Mais, politiquement, ce rapport ouvre justement la voie à de telles restrictions.
Mais, avant d'en arriver là, posons-nous la question de savoir sur quelles bases la Commission européenne peut juger à notre place de la qualité de ce que nous lisons ou écrivons sur Internet. Sur quelles bases jugera Strasbourg de la bonne foi ou non d'une opinion.
Les déclarations d'un autre eurodéputé, l'Allemand Jorgo Chatzimarkakis, posent d'autres interrogations. Ce dernier déclare, sur le site de la Commission, que les "blogueurs ne peuvent certainement pas être automatiquement qualifiés de menaçants". Mais, ajoute-t-il, les "blogs sont aujourd'hui un puissant instrument de communication et peuvent être considérés comme une forme avancée de lobbying. Et constituer, en tant que tels, une menace."
"Une forme avancée de lobbying"… Traduite en langage compréhensible, cette formule absconse du député européen veut dire l'expression d'une opinion différente de celle communément admise par la Commission ou par un autre organisme européen. Si de telles opinions circulent sur la Toile et contredisent telle ou telle position officielle, cela fait partie du débat démocratique normal. C'est la preuve qu'une pensée libre et indépendante existe sur notre continent. Est-ce bien cela qui semble inquiéter les députés européens ? Irina Novakova Kapital
Courrier International _________________ Je chante clair pour qu'il fasse clair. (E. Rostand, Chantecler)
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