Souricette Fondateur


 Age : 36 Inscrit le : 07 Fév 2006 Messages : 1283
| Sujet: LE SAINT CURE D'ARS Sam 17 Nov - 16:32 | |
| | Citation: | Je pose le ciboire à droite, le Seigneur est à droite. Je le pose à gauche, le Seigneur est à gauche. (Curé d'Ars) |
Jean-Marie VIANNEY, le futur curé d'Ars, naquit le 8 mai 1786 à Dardilly, village situé aux environs de Lyon. Trois ans plus tard éclatait la Révolution française : les églises furent fermées, les prêtres dispersés, si bien que Jean-Marie atteignit l'âge de raison sans avoir jamais participé aux belles cérémonies de la religion catholique. Mais sa piété ne souffrit pas de cette triste situation, parce qu'il apprit dans sa famille, remarquablement pieuse, tout ce qu'il faut pour faire un bon chrétien. La prière du matin ?et du soir, le Benedicite et les Grâces, le Rosaire se récitaient en commun. Chaque dimanche M. Vianney lisait tout haut la messe et les vêpres.
Il y avait cependant à Écully, paroisse voisine de Dardilly, quatre prêtres déguisés en ouvriers qui exerçaient en secret leur ministère. Les Vianney étaient au nombre des chrétiens sûrs qu'on invitait aux réunions clandestines. C'est ainsi que Jean-Marie fit, en 1798, sa première Communion.
L'année 1801 vit renaître les pratiques religieuses. Un bon prêtre, qui observait le jeune Vianney et déplorait l'insuffisance du clergé au lendemain de la tourmente, engagea le garçonnet à apprendre le latin. Jean-Marie partit pour Ecully, mais hélas ! comme il était plus habitué à travailler aux champs qu'à étudier dans les livres, il n'arrivait pas à retenir les mots dans sa mémoire, et ce fut seulement sur l'intervention du supérieur du Séminaire qu'il devint enfin prêtre.
A 32 ans, il était nommé curé de la paroisse d'Ars.
C'était un village situé au milieu d'un paysage sans beauté, et dont les habitants avaient oublié ou blasphémaient le nom de Dieu. Le nouveau pasteur visita ses ouailles, sut leur dire le mot qui convenait et se montra lui-même un tel exemple de piété que l'église fut de nouveau fréquentée et relevée de son délabrement.
Le Curé d'Ars dormait sur une mauvaise paillasse posée sur des fagots ; il se nourrissait d'un peu de farine et de pommes de terre bouillies. Jamais il ne buvait de vin.
Bientôt, de tous les coins de la France et même de l'étranger, les foules affluèrent à Ars pour recevoir du saint prêtre sa bénédiction et ses conseils éclairés. Jean-Marie Vianney donnait l'absolution à longueur de journée : il demeurait seize heures à son confessionnal.
On l'assiégeait, le poursuivait, l'étouffait.
- Que j'étais heureux, s'écriait le bon Curé l'année de sa mort, quand je conduisais au pré mon âne et mes trois brebis ! Je pouvais alors prier Dieu à mon aise !
Il mourut le 4 août 1859. Six ans plus tard, on inaugurait à Ars la nouvelle église dans laquelle est enclavée celle que connut et rendit célèbre Jean-Marie Vianney. _________________ Je chante clair pour qu'il fasse clair. (E. Rostand, Chantecler)
Dernière édition par Souricette le Jeu 31 Juil - 23:01, édité 1 fois |
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| Sujet: Re: LE SAINT CURE D'ARS Dim 9 Déc - 15:33 | |
| Mes enfants, vous avez un petit coeur, mais la prière l'élargit et le rend capable d'aimer Dieu. La prière est un avant-goût du Ciel, un écoulement du paradis. Elle ne nous laisse jamais sans douceur. C'est un miel qui descend dans l'âme et adoucit tout. Les peines se fondent devant une prière bien faite, comme la neige devant le soleil.
Saint Curé d'Ars |
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